lundi 6 février 2012
Bien sûr, je me doutais bien depuis longtemps des conditions inacceptables de travail des esclaves modernes qui fabriquent nos biens de consommation. J'ai travaillé moi-même comme designer d'emballages pour des produits réalisés sous de telles conditions. Mais comme tout le monde, je rationalisais les choses et en venais à trouver cela normal pour continuer ma petite vie de consommateur... comme on passe à côté des itinérants sur Ste-Catherine sans même ressentir la moindre émotion! Que peut-on y faire après tout?
Mais la lecture de ces articles est un véritable électrochoc. Ce serait odieux de continuer à se fermer les yeux sans remords, ou pire à rationaliser et mettre en perspective ce mode de production inhumain sur lequel nous sommes assis.
Je n'ai même pas osé regarder les reportages sur le même sujet diffusés sur chariweb.com.
Je regarde ainsi avec de plus en plus de dégout ces petits bijoux technologiques auxquels j'ai su résister jusqu'à présent pour des raisons économiques. Et je ne parle pas seulement d'Apple, car il ne faut pas se leurrer : c'est toute l'industrie qui est coupable... voire notre modèle économique au grand complet!
Même le iMac grâce auquel j'écris ce billet me semble maintenant suspect...
Faut vraiment trouver une façon d'apporter un peu d'équité dans tout ça. Je ne sais pas encore comment, mais il faut agir individuellement, car nous perdons de plus en plus de notre humanité lorsque nous choisissons d'ignorer le drame de l'exploitation humaine sur lequel repose notre confort.
lundi 25 janvier 2010
Proposons aux haïtiens de devenir la onzième province du Canada...
jeudi 15 octobre 2009
La corruption dans la construction - Lettre à Jean Charest
lundi 12 octobre 2009
Consternant, le mot est faible!
Consternant. Le mot est faible!
Dire qu'on est probablement pris avec ce gouvernement conservateur pour un bon bout de temps, si on se fie aux intentions de vote les plus récentes des canadiens! Est-ce la faute du peu de mémoire des canadiens dans leur ensemble? Est-ce la faute de la division et de la partisannerie qui règne au Canada?
Il fut un temps où nous, canadiens, avons été un phare d'idéaux humanistes. Aujourd'hui, le Canada fait figure de cancre en la matière. L'égocentrisme et le consumérisme rampant dans la population sont devenus le terrain fertile d'un groupe de moralisateurs d'extrême droite aux idées à saveur religieuses.
Le gouvernement Harper n'est que le porte-étendard de toute une frange de canadiens qui remettent en question le droit des enfants de ne pas être jugés comme des adultes pour leurs fautes.
Ces gens sont tellement contradictoires. Ils voudraient infliger les mêmes peines aux enfants qu'aux adultes, mais ne leur reconnaissent pas les même droits... au niveau des permis de conduire par exemple... Donner leur l'occasion et ces moralisateurs montent l'âge de la majorité à 21 ans avec tout ce que cela comporte... tout en jugeant des enfants de 14 ans au même titre que des adultes!
• J'espère au moins que Khadr sera rapatrié de force par la cours suprême.
• J'espère qu'alors le gouvernement harper aura la décence de le libérer sur le champs tout en lui offrant toute la panoplie de services de reconstruction de son être qui soit disponible... ainsi qu'à sa famille.
• J'espère que, après un jugement favorable à Khadr, quelqu'un au parlement se lèvera pour passer un projet de loi privé qui oblige le Canada de rapatrier tout citoyen canadien mineur jugé à l'étranger pour quelque crime que ce soit.
• J'espère aussi que, après un jugement favorable à Khadr, - peut-être après le déclin du gouvernement conservateur - on prendra des engagements fermes et des actions pour combattre le phénomène des enfants soldats. Qu'on instaurera aussi des chaires de recherche sur la guérison et la réintégration sociale de ces enfants traumatisés.
• J'espère finalement que Omar Khadr pourra poursuive le gouvernement Harper pour l'avoir honteusement laissé dans cette situation inadmissible, et qu'on pourra pointer les individus qui sont derrière cette situation.
mardi 1 septembre 2009
À propos du cours d'éthique et de culture religieuse
Article du site Internet de Radio-Canada
Je dis Bravo à la Cour pour cette décision!
Il est de première nécessité, dans notre monde moderne et multiculturel, d'exposer nos jeunes à des connaissances historiques et comparées sur les multiples religions qu'ils sont destinés à côtoyer dans le Québec d'aujourd'hui et de demain.
Le relativisme et le subjectivisme ne s'implanteront «trop tôt» dans leur tête que si les parents ne font pas leur travail familial de les imprégner de leur propre culture... et je dis bien «trop tôt» car il viendra inévitablement un temps où nos enfants feront leurs propres choix de croyances ou de non-croyances. Ce ne sera alors pas le «cours d'éthique et de culture religieuse» qui influencera leurs choix, mais bien la cohérence des valeurs que leur auront enseigné leurs proches.
Et à l'intention de ceux qui ont peur que leurs enfants soient contaminés par d'autres systèmes de croyances, je peux vous affirmer en toute connaissance de cause que l'endoctrinement religieux mène soit au mépris des autres croyances religieuses, soit au mépris de toutes croyances religieuses!
Hourra pour un corpus de connaissances religieuses de base commun et obligatoire pour tous les jeunes québécois! J'attend maintenant le retour d'un corpus de connaissances communes obligatoire en matière d'histoire nationale, d'éducation sexuelle, de géopolitique, de langues...
Aux parents d'apporter du sens et de la profondeur - leur sens et leur profondeur - à la myriade de questions que susciteront cet enseignement.
Les parents sont t'ils prêts à confronter leurs valeurs? C'est pourtant ce qui apporte du sens et de la force à ces mêmes valeurs! Et ce qui donne un sens à la vie!
mardi 4 août 2009
Retrait à vie du privilège de conduire pour les conducteurs criminels
J'aimerais bien voir l'introduction d'une nouvelle possibilité de sanction pour les infractions CRIMINELLES liées à la conduite automobile: l'Interdiction de conduire et d'immatriculer tout véhicule moteur À VIE, sans possibilité de "libération conditionnelle"... (Pas 25 ans, mais bien À VIE)... et ce peu importe si on a besoin d'un véhicule pour travailler. (Le transport en commun, ça existe!)
Et ça s'appliquerait peu importe s'il y a décès!
1- Ce ne serait même pas trop cher payé, puisque de toute façon détenir un permis de conduire n'est pas un droit mais un privilège.
2- Ce serait une conséquence qui ferait preuve de justice et de respect envers les conducteurs responsables.
3- Ça mettrait un baume sur la frustration et le sentiment d'injustice lié à la légèreté des peines et aux libérations au 1/6ième de la peine.
4- Ça éliminerait tranquillement les conducteurs dangereux de nos routes.
5- Ça pourrait s'appliquer à tout conducteur étranger sur le territoire.
6- Ça ferait bien davantage réfléchir les gens quand à leur conduite automobile... Les gens mettront la pédale douce, de même qu'il y penseront à 3 fois avant de prendre le volant avec un verre dans le nez. La perspective de ne plus pouvoir conduire de toute sa vie aurait beaucoup plus de poids dans la tête des jeunes et moins jeunes que celle - hypothétique - de faire 2 mois de prison.
On pourrait avoir une gradation, soit 10 ans d'interdiction pour la première infraction criminelle (Je rappelle qu'on parle ici d'infractions CRIMINELLES au code de la sécurité routière!), suivi de À VIE pour l'infraction criminelle suivante.
Après tout, l'Ontario applique déjà cette politique... mais pour une troisième et quatrième arrestation pour alcool au volant! Quatrième! Bordel, pourquoi pas la cinquième, ou la sixième tant qu'à y être. Il me semble qu'après la 2ième, la personne ne mérite plus qu'on lui laisse le privilège de conduire.
Jacques Duval lui-même semblait en partie d'accord avec ce principe en 2007.
http://www.guideauto.com/jacques-duval/183blog35/perte-permis-conduire-vie.html
C'est presque comme si on te permettait encore d'avoir un permis de port d'arme après avoir tué à deux reprises, ne serait-ce qu'accidentellement!
Qui prend le dossier en main? Y a t'il un député ou un juriste dans la salle?
