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jeudi 13 octobre 2011

La Chine, "maître" des métaux rares!



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Je viens d'écouter un reportage français qui m'a fait bondir et hérisser les poils!
«Chinois, maîtres des métaux rares», de «RTL le matin».
 
Datant de novembre 2010, le reportage traite de la crise des métaux rares chinois. On y décrit que les Chinois ont réalisé l'intérêt stratégique qu'ils ont entre les mains en raison de leur quasi-monopole sur la production de ces minéraux qui sont maintenant incontournables dans la fabrication des objets de haute-technologie... y compris dans le domaine des énergies vertes.

La journaliste décrit très bien les raisons de ce quasi-monopole chinois : les métaux rares sont présents tout autour du globe, mais seuls les Chinois ont accepté l'imposante pollution que leur extraction entraîne!

Elle souligne du coup le paradoxe de «polluer davantage pour produire des produits plus écologiques»…

Jusque là tout va bien...
La journaliste souligne l'importance de cet enjeu lorsqu'elle affirme que pour se libérer du monopole chinois sur les métaux rares il faudrait construire des mines dans nos pays occidentaux (comme en Australie et aux États-Unis) à des coûts faramineux, car les normes de pollution seraient beaucoup plus contraignantes [tout comme les salaires des ouvriers].

Le prix de ces matériaux exploserait donc... ce qui aurait un impact majeur sur nos économies.

... mais mon poil s'est soudainement dressé lorsque la journaliste conclut, texto : «... alors le sujet sera abordé au Sommet du G20 à Séoul; les Européens et les Américains vont essayer de RAISONNER les Chinois pour qu'ils ne gardent pas tout pour eux» !!!

Bordel!
Moi ce que j'entends c'est :... les Européens et les Américains vont essayer de culpabiliser les Chinois afin qu'ils continuent à s'empoisonner et à mal payer leurs travailleurs miniers... afin que NOUS puissions continuer à surconsommer sans payer le juste prix de notre consommation occidentale...

D'autant plus que les Chinois, en augmentant le prix des métaux rares, ne gardent pas pour eux seuls cette production... car les objets qui nécessitent ces matériaux sont principalement exportés, les consommateurs chinois n'ayant pour la plupart pas les moyens de se les procurer!

Vivement que les Chinois assurent leur souveraineté sur leurs ressources naturelles, et vivement qu'ils n'attendent pas l'épuisement de leurs ressources pour en faire augmenter la valeur! Car, ne vous faites pas d'illusion, lorsque les ressources chinoises seront épuisées, les prix de ces matières exploseront... et ce sera au profit des minières occidentales qui exploiteront les nouveaux gisements! En plus, ce sera probablement à ce moment que le peuple chinois sera capable de se payer les produits de haute technologie... dont la production sera délocalisée et ne leur profitera même plus!

Québec / Chine : même combat

Nous vivons les mêmes paradoxes au Québec avec l'exploitation minière, l'exploitation de l'eau et l'exploitation des gaz de schiste : extraire le plus rapidement possible, avec le minimum de redevances possible, nos ressources au profit d'intérêts étrangers... alors que les prix sont au plus bas!

Imaginez, notre propre gouvernement tente de nous convaincre de l'urgence d'exploiter le gaz naturel de schiste alors que les prix du marché sont à la baisse et ne cessent de descendre en raison de la trop grande disponibilité. De la même façon, on garde les prix bas en tournant les coins ronds sur les problèmes environnementaux associés!

Vivement que nos ressources naturelles soient nationalisées et que les profits soient redistribués... là est la seule et vraie solution à nos problèmes de finances publiques.


Comme vous le savez peut-être, j'étudie la langue et la culture chinoise, et je me passionne pour les questions d'écologie et de développement durable.

Je vais donc continuer à me renseigner sur les suites de l'affaire des métaux rares chinois... j'espère sincèrement que le gouvernement chinois a pris le parti de son peuple!

dimanche 20 juin 2010

La menace chinoise?

En réponse à l'article de Radio-Canada intitulé "Le Yuan Bouge" et aux commentaires de lecteurs qui lui sont associés...
...de même qu'en réponse à ce lieu commun de nos conversations occidentales où il est question de ces "menaçants" chinois qui vont bientôt "prendre le contrôle de la planète et devenir les nouveaux maîtres du monde":

Les chinois nous achètent t'ils ou ne deviennent-ils pas plutôt nos partenaires en s'enchainant à notre dette?

Dans notre monde occidental la monnaie est devenu quelque chose de complètement artificielle, déconnectée de la réalité. La quantité d'argent qui circule et sa valeur sont complètement arbitraires, contrairement à ce qu'on pourrait croire.

Pour avoir un bon éclairage sur les fondements du système monétaire dans lequel nous vivons, ainsi que des implications sur nos vies, le petit film « L'argent Dette » de Paul Grignon – bien qu'un peu démagogique – est très éclairant.

Mais le système monétaire chinois et la banque centrale chinoise suivent t'ils les mêmes règles que notre monde occidental? Si oui, les chinois ne devraient pas être vus comme nos futurs – et menaçants - maîtres mais comme nos nouveaux partenaires et associés dans notre système de consommation. La mondialisation n'est en fait qu'un agrandissement à l'échelle de la planète du contrat social qui nous lie tous par les dettes et les promesses de remboursement.

J'espère seulement que les chinois seront plus sages que nous en privilégiant davantage l'épargne... mais je suis un peu pessimiste, la nature humaine étant ce qu'elle est. Ils seront bientôt aussi accrocs que nous au plastique et à la satisfaction instantanée de désirs qui ne sont pas les leurs... tout comme nous.

Ce qui me choque cependant c'est à quel point nous - les riches – faisons preuve de mauvaise foi en refusant de voir que les gens qui fabriquent nos produits de toute sorte à un aussi vil prix sont à notre économie artificielle ce que les esclaves noirs étaient à l'économie du 18ième siècle. En cherchant à consommer toujours davantage à un prix toujours moins élevé, et en freinant volontairement la hausse du niveau de vie des peuples émergents par la dure concurrence et la pression sur les prix, nous sommes complices d'un double discours ridicule qui prône la démocratie et les droits humains tout en refusant à ceux qui fabriquent nos biens de consommation un salaire juste et équitable et un droit inaliénable sur la propriété de leurs ressources et de leurs terres...

Ce n'est certainement pas de cette façon que nous allons trouver des solutions durables aux problèmes démographiques, écologiques, et au mur de l'épuisement des ressources que nous préparons pour nos enfants et petits-enfants... que nous chérissons pourtant tellement! Après-moi le déluge, comme dirait l'autre?

Nous vivons dans le mensonge... et j'en fait visiblement partie... vous écrivant sur cette petite merveille technologique qu'est mon portable, qui ne m'a coûté qu'un maigre 700$ emprunté... dont pas plus d'une dizaine ne s'est rendu dans les poches de ceux qui l'ont fabriqué au péril de leur santé et au détriment de leur droit au rêve et au bonheur!

lundi 25 janvier 2010

Proposons aux haïtiens de devenir la onzième province du Canada...

Face au désastre haïtien et à la sombre perspective de ne pas voir les choses changer pour ce peuple malgré l'immense élan de générosité que manifeste le reste de la planète, j'aimerais proposer une solution radicale qui en fera peut-être sourire plus d'uns... mais pensez-y bien... et pensez bien aux raisons pour lesquelles vous pourriez être en désaccord:
Proposons aux haïtiens de devenir la onzième province du Canada… une province à part entière, pas une vulgaire colonie.
Notez que ce scénario pourrait être décliné au choix en « Territoire Français D’Outre-mer » ou en « 53 ième état des Etats-Unis ».
Ce serait une vrai solution à long-terme, un véritable partenariat au lieu de l’actuelle charité mal-ordonnée qui se transforme plus souvent qu’autrement en charité ponctuelle qui est plus souvent qu’autrement pillée par des gens mal intentionnés (Qu’ils soient haïtiens ou canadiens)
Le Canada investirait dans la reconstruction et la mise à niveau les infrastructures (probablement avec l’aide des Etats-Unis et de la France) tout comme il le ferait pour une autre province canadienne affectée par un désastre de cette ampleur…
Le Canada mettrait à un niveau « canadien » les institutions politiques, sociales, d’éducation et de santé. Sous le parrainage du Québec (en raison de son caractère francophone), la province d’Haïti se verrait dotée d’une charte, d’un code civil et d’un gouvernement calqué sur le Québec… qu’ils auraient alors – au fil du temps – le loisir de remodeler à leur guise dans les limites de leurs compétences provinciales.
Le Canada financerait la reforestation de l’île, avant de redonner à la province d’Haïti cette compétence provinciale de gérer ses forêts.
Bien sûr que ça coûterait une fortune colossale! Et bien sûr que ça demanderait beaucoup de temps pour la mise à niveau… peut-être une génération! Mais les coûts pourraient être répartis entre les pays occidentaux, en annulant la dette et en finançant sans intérêts les infrastructures reconstruites… ce qui ne se fera visiblement pas en restant dans le statut quo puisque personne n’ira investir à ses frais dans des infrastructures qui tomberont probablement à nouveau entre les mains d’une dictature et qui seront sûrement dilapidées… le passé étant garant de l’avenir!
Proposons donc une vrai solution à long terme, pour que changent enfin les choses.
Qu’en dites-vous?
Et, de grâce, ne me sortez surtout pas les arguments pseudo-nationalistes et anti-occidentaux de pacotilles. Le peuple haïtien lui-même en a sûrement marre d’être exploité et opprimée par sa propre élite… de vivre dans la boue d’un pays « indépendant » d’où l’élite se pousse avec l’argent et d’où la plupart des gens rêvent de s’enfuir!

Liens vers des gens proposant la même idée:
Max: http://www.photosmax.com/photosmax/2010/01/aider-pour-vrai.html

Lecteur du National Post:  http://www.nationalpost.com/opinion/story.html?id=2484153

Aussi: http://www.heritagekonpa.com/Haiti%20archives/Canada%20latest%20province%20Haiti.htm

jeudi 15 octobre 2009

La corruption dans la construction - Lettre à Jean Charest

Voici ma lettre au Premier Ministre Jean-Charest.
Si vous êtes indignés vous aussi, cessez de vous taire ou de maugréer dans votre salon: Exprimez-vous. Écrivez vous aussi au premier ministre; c'est facile, via le site du Parti Libéral du Québec (contact).
Profitez-en pour envoyer une copie conforme de votre lettre aux partis d'opposition. Ce n'est qu'une assurance que votre réprobation sera publique et qu'on lui donnera du poid. (Personnellement, j'ai envoyé une copie conforme au Parti Québécois et à Québec Solidaire)

Affichez aussi votre lettre sur Facebook. Je vais créer un groupe à cet effet.

Prenez le temps de faire au moins ce geste citoyen... Le respect de notre démocratie, ça demande au moins quelques minutes d'effort! Prouvez à nos dirigeants que nous ne sommes pas que de vulgaires payeurs de taxes!

Voici ma lettre:

"M. Charest,

Votre gouvernement doit faire une enquête publique d'envergure, appuyée d'un système inédit de protection de l'identité des témoins, et d'un engagement d'aller au fond des choses même si des élus devaient être éclaboussés.

C'est le prix à payer pour enrayer le sentiment d'indignation qui est en train de submerger la province. Le climat est très malsain et le gouvernement doit tout faire pour éteindre cet incendie qui menace jusqu'au fondements de notre système politique.

Vous devriez être le premier a vous rendre compte que votre inaction mine la crédibilité de toute votre équipe.

De plus, le reportage de Radio Canada a démontré noir sur blanc que la police et le bureau de la concurrence sont totalement impuissants à contrer ces pratiques frauduleuses... et à défendre les honnêtes citoyens menacés.

De même, durant la durée de cette enquête publique, il devra être permis par décret aux élus municipaux d'annuler tous les contrats suspects et de retourner en appel d'offre... sous surveillance du bureau de la concurrence. Les entrepreneurs évincés n'auront qu'à soumissionner à nouveau. Vous devrez, dans la foulée, passer une loi spéciale qui protège les municipalités de toute poursuite dans l'annulation de contrats pendant une période d'enquête publique...

Finalement, il faut que vous instauriez - et ce enquête publique ou pas - un mécanisme véritablement d'appels d'offres, à tous les paliers de gouvernements, où l'évaluation des estimations de coûts sera établie par des experts indépendants sous la supervision du bureau de la concurrence. Ce sera un mécanisme qui, en apparence, ralentira la mise en œuvre des projets et alourdira les coûts... mais qui se révèlera dans les faits très économique puisqu'on révisera à la baisse les coûts de travaux publics qui sont - selon les enquêteurs de Radio Canada (ils remportent la palme de la crédibilité entre vous et moi!) - gonflés d'au moins 35%.

De grâce, vous devez réagir car les citoyens sont de plus en plus cyniques et désabusés.

Si nos politiciens continuent à se cacher la tête dans le sable, tous les citoyens finiront par avoir envie de se soustraire au système... et se créera une véritable économie parallèle au noir... ce qui pourrait nous mener à la jungle économique!

Personnellement, j'ai de plus en plus de difficultés à accepter de verser plus de la moitié de mes revenus dans une telle assiette au beurre. J'en suis rendu à chercher activement des solutions "d'évasion". J'ai déjà trouvé le docteur Mailloux réactionnaire lorsqu'il tenait de tels propos... qui me semblent plein de sagesse aujourd'hui!

Merci de me lire et de tenir compte de mon opinion."

Liens:

À propos de l'enquête sur la collusion dans le secteur de la construction:

lundi 12 octobre 2009

Consternant, le mot est faible!

Ce billet fait référence à l'article "Le Canada Déçoit" concernant l'attitude intransigeante du Gouvernement canadien dans le dossier Khadr... attitude décriée par le Groupe de travail de la Maison Blanche chargé de transférer les prisonniers de Guantanamo.

Consternant. Le mot est faible!

Dire qu'on est probablement pris avec ce gouvernement conservateur pour un bon bout de temps, si on se fie aux intentions de vote les plus récentes des canadiens! Est-ce la faute du peu de mémoire des canadiens dans leur ensemble? Est-ce la faute de la division et de la partisannerie qui règne au Canada?

Il fut un temps où nous, canadiens, avons été un phare d'idéaux humanistes. Aujourd'hui, le Canada fait figure de cancre en la matière. L'égocentrisme et le consumérisme rampant dans la population sont devenus le terrain fertile d'un groupe de moralisateurs d'extrême droite aux idées à saveur religieuses.

Le gouvernement Harper n'est que le porte-étendard de toute une frange de canadiens qui remettent en question le droit des enfants de ne pas être jugés comme des adultes pour leurs fautes.

Ces gens sont tellement contradictoires. Ils voudraient infliger les mêmes peines aux enfants qu'aux adultes, mais ne leur reconnaissent pas les même droits... au niveau des permis de conduire par exemple... Donner leur l'occasion et ces moralisateurs montent l'âge de la majorité à 21 ans avec tout ce que cela comporte... tout en jugeant des enfants de 14 ans au même titre que des adultes!

• J'espère au moins que Khadr sera rapatrié de force par la cours suprême.
• J'espère qu'alors le gouvernement harper aura la décence de le libérer sur le champs tout en lui offrant toute la panoplie de services de reconstruction de son être qui soit disponible... ainsi qu'à sa famille.
• J'espère que, après un jugement favorable à Khadr, quelqu'un au parlement se lèvera pour passer un projet de loi privé qui oblige le Canada de rapatrier tout citoyen canadien mineur jugé à l'étranger pour quelque crime que ce soit.
• J'espère aussi que, après un jugement favorable à Khadr, - peut-être après le déclin du gouvernement conservateur - on prendra des engagements fermes et des actions pour combattre le phénomène des enfants soldats. Qu'on instaurera aussi des chaires de recherche sur la guérison et la réintégration sociale de ces enfants traumatisés.
• J'espère finalement que Omar Khadr pourra poursuive le gouvernement Harper pour l'avoir honteusement laissé dans cette situation inadmissible, et qu'on pourra pointer les individus qui sont derrière cette situation.

vendredi 4 septembre 2009

De la position minoritaire des enfants québécois francophones de souche au public à Montréal...

À la lecture de l'article d'hier sur de nouvelles statistiques concernant les enfants fréquentant l’école publique à Montréal, je dois avouer que j'ai eu un petit sursaut de panique. La crainte sourde de voir notre fils de 6 ans développer le sentiment d'être étranger dans sa ville, voir dans son pays - qui nous titille depuis notre emménagement à Cartierville - trouvait des chiffres pour s'appuyer...

Nous sommes pourtant les gens les plus ouverts qui soient. Nous avons vécu en «immersion» depuis des années dans les quartiers très multiculturels de la Petite Italie, Parc Extension, Ville Mont-Royal et Cartierville. Nous avons toujours considéré comme une richesse de se frotter à diverses cultures; J'étudie d'ailleurs le Mandarin. Pourtant, la première année d'école de notre fils à la maternelle a fait gronder dans nos trippes la peur de le voir se sentir étranger en son pays...

Bref, ces articles m'ont rappelé à quel point notre fils ne côtoyait presque aucun «québécois de souche» dans son environnement scolaire.

Heureusement, le billet de Marie-Claude Lortie, deux pages plus loin, a été une bouffée d'air frais qui a balayé ces vieux démons ancrés au plus profond de nous. Après-tout, notre fils aussi a de la difficulté à comprendre ce que c'est qu'un «québécois de souche», un «vrai québécois»... Ses amis parlent français comme lui, écoutent les même émissions que lui, lisent les même livres, jouent aux même jeux. Bien sûr certains ont des particularités alimentaires, ou ne croient pas au mêmes dieux... and so what?

Je pense que, si problème il y a, il se situe du côté des parents:

D'un côté, les parents «de souche» - nous y compris - ont de la difficulté à transmettre et valoriser la culture de leurs ancêtres, leur histoire, leur appartenance au territoire. Sûrement parce que nous sommes peu enclins à cultiver cette fierté nationale que nous avons peur de voir glisser vers une ridicule ferveur patriotique. Les gens de notre génération se considèrent souvent comme des citoyens du monde. Il ne faudrait cependant pas oublier notre devoir de parent de donner des racines à nos enfants.

De l'autre côté, les parents allophones sont très enclins à cultiver la fierté patriotique de leurs enfants à l'égard de leur pays d'origine. Ils inculquent ainsi à leurs enfants qu'ils ne sont pas vraiment canadiens... encore moins québécois. Tous les amis néo-québécois de notre fils ne se définissent eux-même jamais comme canadiens! J'ai l'impression qu'en insistant sur l'appartenance à leur culture d'origine - probablement par peur de voir s'éteindre cette mémoire et cette fierté dans le coeur de leurs enfants - les parents néo-québécois empêchent involontairement leurs enfants de prendre racine ici, de développer une fierté d'être ici au Québec, voir de bien s'intégrer. Peut-être est-ce symptomatique d'un rêve de retour en terre natale...

Tout en enseignant leur culture et leurs origines à leurs enfants, les parents allophones devraient travailler à implanter cette appartenance à notre pays et ce désir de se fondre à la culture majoritaire en l'enrichissant de leur propre apport indispensable. Après tout, tous ceux qui réussissent à émigrer aux États-Unis sont fiers de clamer haut et fort leur citoyenneté américaine! Pourquoi en serait-il autrement ici?

Je dois cependant avouer que nous, les «de souche», avons notre part de responsabilité dans ce manque d'identité canadienne chez nos amis allophones... car nous ne nous intéressons souvent, au premier abord, qu'à leur origine... comme si c'était des touristes de passage!

Finalement, je crois que nous avons beaucoup à apprendre de nos enfants. Ils ne se posent que très rarement ces questions, et les craintes de «l'étranger» - lorsqu'ils en ont - ont été transmises par nous comme un mauvais virus qui se transmet au fil des générations... et je parle ici autant de «nous» - les de souche - que de «eux» les immigrés.

Car c'est évident que nous avons besoin de l'apport des nouveaux québécois, pas seulement pour payer nos programmes sociaux mais aussi pour que survive notre culture, notre langue, nos valeurs. Si nous intégrons activement, et avec enthousiasme, les nouveaux québécois notre culture n'en deviendra que plus riche. Mais si nous nous ghettoïsons nous même en banlieue et dans les écoles privée, notre culture s'étiolera et ce sont nos enfants qui seront mésadaptés dans ce monde multiculturel à venir.

Encore faudrait-il quintupler les ressources en francisation et en intégration des nouveaux arrivants au marché du travail. C'est le nerf de la guerre.

Et encore faudrait-il abolir le financement public des écoles privées... mais ça c'est une autre histoire...

Avis toutefois à ceux qui résistent encore à cette idée d'une augmentation toujours plus grande de la capacité d'accueil du Québec: Attendez de voir le raz de marrée de réfugiés climatiques qui déferlera bientôt sur le monde... probablement que nos enfants auront moins de craintes et de scrupules à les accueillir en leur pays.

mardi 4 août 2009

Retrait à vie du privilège de conduire pour les conducteurs criminels

Suite à la montée d'événements tragiques, ou ridicules, en matière de conduite automobile au Québec, et afin de mettre du plomb dans l'aile aux actions jugées criminelles - qu'on a tous fait à l'occasion en se disant qu'il y a peu de risque de se faire attraper, j'aimerais proposer une conséquence qui remette vraiment les pendules à l'heure:

J'aimerais bien voir l'introduction d'une nouvelle possibilité de sanction pour les infractions CRIMINELLES liées à la conduite automobile: l'Interdiction de conduire et d'immatriculer tout véhicule moteur À VIE, sans possibilité de "libération conditionnelle"... (Pas 25 ans, mais bien À VIE)... et ce peu importe si on a besoin d'un véhicule pour travailler. (Le transport en commun, ça existe!)

Et ça s'appliquerait peu importe s'il y a décès!

1- Ce ne serait même pas trop cher payé, puisque de toute façon détenir un permis de conduire n'est pas un droit mais un privilège.

2- Ce serait une conséquence qui ferait preuve de justice et de respect envers les conducteurs responsables.

3- Ça mettrait un baume sur la frustration et le sentiment d'injustice lié à la légèreté des peines et aux libérations au 1/6ième de la peine.

4- Ça éliminerait tranquillement les conducteurs dangereux de nos routes.

5- Ça pourrait s'appliquer à tout conducteur étranger sur le territoire.

6- Ça ferait bien davantage réfléchir les gens quand à leur conduite automobile... Les gens mettront la pédale douce, de même qu'il y penseront à 3 fois avant de prendre le volant avec un verre dans le nez. La perspective de ne plus pouvoir conduire de toute sa vie aurait beaucoup plus de poids dans la tête des jeunes et moins jeunes que celle - hypothétique - de faire 2 mois de prison.

On pourrait avoir une gradation, soit 10 ans d'interdiction pour la première infraction criminelle (Je rappelle qu'on parle ici d'infractions CRIMINELLES au code de la sécurité routière!), suivi de À VIE pour l'infraction criminelle suivante.

Après tout, l'Ontario applique déjà cette politique... mais pour une troisième et quatrième arrestation pour alcool au volant! Quatrième! Bordel, pourquoi pas la cinquième, ou la sixième tant qu'à y être. Il me semble qu'après la 2ième, la personne ne mérite plus qu'on lui laisse le privilège de conduire.

Jacques Duval lui-même semblait en partie d'accord avec ce principe en 2007.
http://www.guideauto.com/jacques-duval/183blog35/perte-permis-conduire-vie.html

C'est presque comme si on te permettait encore d'avoir un permis de port d'arme après avoir tué à deux reprises, ne serait-ce qu'accidentellement!

Qui prend le dossier en main? Y a t'il un député ou un juriste dans la salle?